« Est-ce que tu viens pour les vacances ? »…

… « Moi, je n’ai pas changé d’adresseuhhhh… » Eh bien si, justement : pas mal de changements dans ma vie personnelle depuis cet été, donc peu de temps pour blablater futilement sur ce cher blog (au fait, cher blog, comment vas-tu depuis le temps ?)… Vous m’en voyez désolé, et je promets de me rattraper !

Un été un peu spécial donc, puisque Julien Deparis, ami cher et ancien collègue aux Arts Appliqués Bellecour, a dans ses multiples casquettes celle de producteur pour sa société « Silence ! On Tourne » (www.silenceontourne.com). Accessoirement, il est également directeur pédagogique d’une école d’animation 3D (pour laquelle je n’ai bien entendu que mépris : ESIA 3D étant LA seule école du genre valable dans la galaxie, il y en a qui ne doutent de rien quand même…). Comme quoi, qui se ressemblent… Ceci dit, on peut aussi observer qu’il y en a, ils font rien qu’à copier…

Bref, après le désistement de l’acteur principal pour le tournage du pilote d’une série policière/fantastique que Julien avait dans ses cartons, il m’a fait l’amitié de me proposer d’incarner « Luc », héros écrivain à la tête un peu pas nette (pourquoi avoir pensé à moi, je ne sais pas…). Après avoir vérifié que la santé mentale de Julien n’avait pas quelque défaut caché au vu de sa proposition, j’ai donc accepté son offre, tout conscient que j’étais des défauts cachés de ma propre santé mentale à moi.

Et nous voilà partis pour une drôle d’aventure qui a duré un mois. Un mois à tourner dans le Beaujolais (mais je préfère nettement le Bourgogne : le seul vin valable de la galaxie). 15 personnes minimum sur le plateau et un soleil de plomb sans pitié pendant quatre semaines intensives. 95 % du film ayant lieu en extérieur, autant vous dire que certains auraient pu acheter des actions chez Biafine…

Une super aventure humaine en tout cas, puisqu’outre de belles rencontres avec des gens vraiment intéressants et sympas que je ne connaissais pas, des étudiants de « mon » école faisaient également partie de l’aventure en tant que stagiaires. J’en ai déjà un peu parlé sur le blog de l’école (raccourci en haut à droite pour ceux que ça intéresse).

Ca m’a donc permis de décourir Sarah, Hélène, Pierre-Olivier, Julien, Romain et Olivier sous un autre jour. Parfois, on oublie que derrière un étudiant se cache aussi un être humain (enfin, derrière presque tous…) ! Voici donc une photo de l’équipe à laquelle manquent juste Olivier et Romain, stagiaires renforts régie, et Emilie , ma partenaire actrice qui jouait deux rôles… Mais je vais y revenir (sans divulguer les rebondissements, rassure-toi, Julien !) :

Belles têtes de vainqueurs, non ? Les photos sont toutes de (c) Thomas Escure, tout à droite sur la photo ci-dessus (oui, celui qui ressemble à un moine avec son capuchon). Bisous à tous !

Ici, je fais semblant de savoir lire un story board pour garder la tête haute devant Julien Joué (à droite), stagiaire d’ESIA 3D en tant qu’assistant réalisateur. Le réalisateur en question étant Pierre Fèvre, à gauche sur la photo, auteur dudit story board et co-auteur du scénario avec Julien Deparis.

Là, je me la pète grave, parce que quand même, je suis l’acteur principal et que « chaque chose à sa place et les moutons seront bien gardés », comme dit le proverbe alsacien ! Ouais, M’sieur !…

Ici, Emilie et moi attendons, car nous avons pu découvrir que le métier d’acteur était en fait constitué de 80 % d’attente, d’où notre mine réjouie sur ce cliché. Un avion passe, le soleil est voilé par un nuage, un tracteur se met en route dans le champ d’à côté, l’habilleuse éternue… Autant de choses qui font qu’on attend avant de pouvoir tourner. « On attend », reste d’ailleurs l’expression la plus souvent prononcée sur ce tournage grâce à Pierre-François l’ingé son et Pierre-Olivier son assistant… Ca tombe bien : des fois j’avais jusqu’à cinq lignes de texte (!!!), ce qui me laissait le temps de les apprendre par coeur. On n’est pas des bêtes !

Ici, Emilie est devenue brune le temps d’un flash-back. Une perruque, et hop ! on change d’identité ! Magique, le cinéma, on vous dit !

Là, je fais semblant de comprendre ce que le réalisateur attend de moi et prends un air profond pour me demander tranquillement ce qu’on va manger à midi sans trop embrouiller mon neurone (qui doit apprendre aussi ses cinq lignes de texte, ne l’oubliez pas).

Oserais-je dire qu’il y a ici un clin d’oeil à mon maître Hayao Miyasaki ?… Non, je n’oserai pas. Cependant, ça me fait marrer de voir en cette photo une référence à la scène de « Totoro » où May et Satsuki font pousser des graines en pleine nuit. Je dirais quand même en private joke (excusez-moi) que j’ai l’air d’invoquer ici « les forces telluriques de la terre »…

Encore une photo où je me la pète grave. Merci à Milène, maquilleuse talentueuse et émérite, qui m’a prêté sa casquette pour ne pas décaler le tournage de quinze jours pour cause d’insolation malencontreuse. De toute façon, après il a plu…

Bref, super chouette expérience. Ca fait bizarre de faire quelque chose de « concret » sans crayon ni tablette graphique… Comme quoi tout arrive. Bon, j’ai un peu de mal aujourd’hui à me lever le matin sans qu’une maquilleuse ne vienne plus m’arranger le portrait et sans qu’une habilleuse ne vienne plus m’apporter mes vêtements, mais je vais m’y faire, j’ai déjà vécu quarante ans sans ça, y’a pas de raison…

Je fais donc ici à nouveau une grosse bise à toute l’équipe avec qui j’ai passé un mois que je ne suis pas prêt d’oublier ! BIZOOLOO !! Dès qu’il y a des choses en plus à montrer, je les posterai ici même…

Sinon, j’en profite pour dire que j’y ai aussi découvert Victor Wooten, bassiste génial. Le dernier Keziah Jones aussi est terrible ! Aucun rapport, mais bon… Si votre oreille a faim…

Et une dernière spéciale dédicace pour Hélène😉

2 Réponses to “« Est-ce que tu viens pour les vacances ? »…”

  1. agenthelene Says:

    Agent H au rapport. Je me dois de rétablir la vérité, c’est MA casquette que tu as eu pendant un mois, que j’accourais t’apporter dès que « coupez ! » se faisait entendre. Sinon j’aime beaucoup la dédicace, mais que penser d’une habilleuse qui s’habille comme un sac ?? (Référence à mes « braies » sans forme).
    Enfin en tout cas une superbe expérience, moi aussi j’ai pu te découvrir sous un autre jour, et ça, je m’en rappellerai ad vitam eternam ! (Et oui, je parle super bien, même si ma voix porte parfois au restaurant quand je dis des choses indicibles).
    Petit mot de la fin (humm faiiim comme dirait Homer) : nanana toutou, nanana abouuuut you !

  2. gilles1esia3d Says:

    Oulala !… Quelle gaffe ! Bien sûr, c’était TA casquette, cher Agent H ! Je ne sais comment me faire pardonner une telle bévue. C’est Julien Deparis qui faisait de l’abus de bien social avec celle de Milène, et non moi à qui tu proposais la tienne spontanément comme une parfaite habilleuse que tu étais ! Mea maxima culpa, voici la vérité rétablie pour toutes les générations futures !
    Sache juste qu’on écrit « ad vitam Aeternam » (avec « ae » au début).
    D’autre part, une chose indicible, par définition, ne peut être dite. Donc écrire que tu dis « des choses indicibles » est en soi plus qu’un abus de langage, c’est une aberration. Que tu dises parfois des choses honteuses me semble plus approprié.
    C’est pas parce que maintenant on a couru après les moutons ensemble (littéralement…) que je vais arrêter d’être ton prof !
    J’ai quand même honte pour la casquette, je m’en retourne dans mon coin, seul sur le sable, les yeux dans l’eau…

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